Le point sur l’autonomie des voitures électriques

Si pour de nombreux spécialistes du monde de l’auto et des transports les véhicules électriques représentent l’avenir, ils tardent pourtant à s’imposer auprès des automobilistes français. La progression du nombre d’immatriculations peut sembler impressionnante puisqu’il est passé de 2626 en 2011 à 24904 en 2017. Le marché français a même connu une progression de 14 % en 2017. La part du segment des véhicules électriques dans le marché automobile français relativise ces chiffres, elle ne dépasse en effet pas 1,18 %.

Les raisons de ces difficultés ? Le prix constitue forcément un frein, malgré les aides gouvernementales. Mais il ne faut pas oublier les réticences des consommateurs à se lancer vers quelque chose de complètement nouveau avec une autonomie limitée pour leurs déplacements…

La fréquence des recharges constitue un frein à l'achat des véhicules électriques

La batterie au cœur du problème ?

Il est difficile de se prononcer sur l’autonomie du véhicule électrique en général. Pour une voiture classique, elle dépend du type de moteur, de la contenance du réservoir et du style de conduite. Pour un véhicule électrique, le paramètre essentiel qui détermine l’autonomie est la taille de la batterie. Mais ce n’est pas le seul…

Quelle autonomie pour les véhicules actuels ?

Si les premières voitures électriques devaient être rechargées très souvent, on parle aujourd’hui d’une autonomie moyenne qui va de 100 à 150 km pour les citadines. Les voitures électriques dites familiales offrent au moins 150 km d’autonomie, et certaines berlines premium annoncent jusqu’à 400 km. L’arrivée de la technologie Lithium-ion a beaucoup fait évoluer les choses en permettant de réduire les dimensions des batteries. Elles sont par contre nettement plus chères à produire.

La Renault Zoe est le numéro un incontesté des ventes sur les marchés français avec 50 % des immatriculations, et elle domine également le marché européen. Les ingénieurs de la marque au losange ont décidé de doter sa dernière version d’une batterie de 41 kWh afin de faire grimper son autonomie théorique à 400 km.

La Renault Zoe, numéro un des ventes de véhicules électriques
Source : Wikimedia/Kirill Borisenko

Le coût de la batterie

Il est tout à fait juste de dire que ce qui coûte cher dans une voiture électrique, c’est la batterie. Les constructeurs se retrouvent donc face à un dilemme. Faut-il améliorer l’autonomie et vendre les véhicules électriques plus chers ou jouer à tout prix la carte de l’accessibilité ? Tout est affaire d’équilibre et plus le volume de voitures vendues sera important, plus il sera possible de jouer sur les deux tableaux, prix et autonomie.

Autonomie théorique et autonomie réelle

C’est exactement pareil que pour la consommation des voitures classiques. Les performances d’autonomie annoncées sont estimées dans des conditions idéales d’utilisation. Vous risquez donc de ne jamais réussir à atteindre le nombre de kilomètres annoncé sur le catalogue. Il faut savoir que le froid est un facteur qui dégrade les performances des batteries et que la conduite sur autoroute est également énergivore. Autre point important, la capacité de la batterie va avoir tendance à diminuer au fil des cycles de recharge. Un peu comme celle de votre smartphone.

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